Belle mobilisation antipublicitaire

Bâchage d'un écran publicitaire

Bâchage d’un écran publicitaire

26 avril 2014 -  Des actions dans au moins 9 villes ont eu lieu pour répondre à l’appel à mobilisation nationale contre les écrans publicitaires numériques signé par plus de 15 associations. Et ce n’est qu’un début !

La journée de l’appel à la mobilisation nationale contre les futurs panneaux publicitaires numériques a été marquée par la dépose d’une bâche géante sur le plus grand panneau publicitaire numérique de Paris, situé sur la place de l’appel du 18 juin 1940 près de la gare Montparnasse.

Lors de l’action conviviale qui suivra, ce sont plus de 300 écrans numériques publicitaires qui furent recouverts de papier kraft ou décorés de feuilles A3, A4 et de papillons repositionnables, le tout sans la moindre dégradation. La cohorte de près d’une centaine de personnes s’est ensuite dirigée en musique et dans la bonne humeur vers la gare de l’Est pour y soutenir les barbouilleurs qui peignirent leurs slogans au blanc de Meudon sur les écrans numériques qui pullulent dans et aux abords de la gare.

Alors que les agents de la sûreté de la SNCF demandaient aux barbouilleurs d’arrêter cette action pourtant sans dommage pour les écrans, des activistes s’appliquaient à recouvrir des écrans publicitaires avec des affiches. L’action de recouvrement s’est poursuivie sur la majorité des écrans pubs du hall de la gare de l’Est. Beaucoup de personnes ont alors pu faire leur baptême d’action antipublicitaire aux rythmes de la Fanfare invisible. Les passants et sympathisants ont pu lire des messages sur les écrans tels que « Alcool, anorexie, mortelle la pub », « La pub pollue nos rêves », « Ici ça pub », »Écrans partout, esprits libres nulle part ».

Les affiches posées dans la gare sont peut être restées moins longtemps en place que celles disséminées dans le métro, mais il est bien plus agréable de militer en dansant !

L’invasion silencieuse des écrans numériques publicitaires, avec leur pollution visuelle, mentale, leur gaspillage énergétique massif, et leurs caméras intégrées (dont on ne sait toujours pas si elles sont activées ou non) ne sera pas passée inaperçue ce samedi. Des centaines de consciences, dans plusieurs grandes villes de France (Lille, Lyon, Montpellier, Épinal…) se sont levées pour en dénoncer l’aberration. À l’heure où vont débuter les discussions sur la loi biodiversité qui comprend un volet « paysage », mais qui risque, comme le Grenelle 2 avant lui, d’ouvrir toujours plus les vannes d’un consumérisme insoutenable, suscité, soutenu et réalisé par la pub – ses budgets colossaux et ses écrans numériques espions – il est salutaire de voir le peuple réagir et ainsi l’intérêt général s’exprimer face aux intérêts financiers privés de quelques actionnaires d’intermédiaires inutiles (les régies publicitaires) et d’industries effrénées.

 

 

 

 

 

 

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