Les clowns séquestrent du Roundup chez Castorama

Les clowns empêchent la vente du Roundup

Les clowns empêchent la vente du Roundup

 6 mars 2014 - La campagne Roundup Non Merci, contre la vente de Roundup à destination des jardiniers amateurs, prend de l’ampleur. Après plusieurs actions dans des magasins Castorama de la région parisienne et de Bretagne, les clowns décident de séquestrer du Roundup à Tours. Les clowns ont fait main basse sur des bidons de Roundup et les ont cadenassés dans un caddy, afin de les soustraire à la vente. 
Les militants avaient pour but de demander à l’enseigne ce qu’elle compte faire pour stopper la commercialisation des pesticides avant la date fixée par la loi en 2022. Le responsable du magasin n’a cependant pas souhaité leur répondre et a préféré appeler la gendarmerie afin de continuer à vendre l’herbicide toxique.L’enseigne Castorama, qui axe pourtant sa communication sur une stratégie de Développement durable, refuse catégoriquement de retirer le Roundup – malgré les études sans équivoque montrant que ce produit provoque des cancers, et des problèmes hormonaux graves. Notamment l’étude du professeur Séralini de l’université de Caen. De fortes traces de Roundup sont présentes dans nombre de cours d’eau et nappes phréatiques, ce qui représente une atteinte grave à l’environnement. L’entreprise Castorama choisi donc le cynisme et l’absence de déontologie commerciale, au détriment de la santé de ses clients, mais au profit des actionnaires du groupe financier Kingfisher propriétaire de l’enseigne. Une pétition de 35000 personnes demande à Castorama d’arrêter de vendre le Roundup.
Face à la mobilisation citoyenne, l’enseigne décide la politique du pire en sacrifiant la santé de ses clients.
« C’est assez triste de voir une entreprise comme Castorama s’entêter dans un choix commercial qui n’a pas d’autre raison que de maximiser les profit de ses actionnaires. La vente d’un produit aussi dangereux que le Roundup est totalement absurde, d’ailleurs plusieurs grands groupes l’ont bien compris puisqu’ils ne vendent plus ce produit pour protéger la santé de leurs clients. C’est notamment le cas de l’enseigne Botanic, mais également de Leclerc qui ne vend plus de pesticides dans 42 magasins en Bretagne. » , déclare Rémi Filliau du collectif Roundup Non Merci.
D’autres actions sont à prévoir contre le Roundup chez Castorama, et chez les rares enseignes qui continuent à vendre ce produit.
Contact: roundup.nonmerci@gmail.com
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