L'Actualité des luttes désobéissantes

 

Comment réussir une réquisition annoncée en préfecture


Photos Kristo

Vous connaissiez les réquisitions pépères, version je me planque avec mes potes discrétos pendant deux semaines dans un immeuble abandonné et je prie pour éviter l’expulsion. Efficace mais un peu trop facile.

Or, à Jeudi Noir, on aime relever les défis.
Jeudi à 16 heures en face de l’église Saint Eustache à Paris, pour le 1er mai, nous avions donc invité publiquement tout notre petit monde à une action réquisition, dûment annoncée en préfecture. Un peu comme les bandits en prison qui annoncent à l’avance le jour et l’heure où ils ont prévu de s’évader. Le but : lancer en fanfare notre plate-forme de revendications pour le logement signée par la plupart des organisations de jeunesse. Le moyen : organiser une vraie-fausse manifestation pour occuper les policiers et envoyer les manifestants en fin de cortège vers la vraie cible. Exciting, isn't it ?

Une manif de diversion

Et le fait est que le succès du rassemblement initial a failli nous désorganiser. Pas facile en effet de faire passer des mots d’ordre discrets et de lancer les RG et les compagnies de CRS qui nous entouraient vers des fausses pistes quand on est plus de 300 manifestants, dont pas mal de nouveaux.
Regardez ici. Tout s’est donc joué à la fin officielle du cortège, au Pont Neuf, en face de la Samaritaine, énorme immeuble vide entouré de policiers se croyant malins en cernant la réquisition-leurre. Sauf qu’ils se sont retrouvés frustrés de matraquage en nous voyant rejoindre gentiment le métro petit groupe par petit groupe.

Un RG flairant le mauvais coup a plongé dans la rame avec une partie d’entre nous et textote furieusement son état-major à mesure que s’égrènent les stations. Arrivés à Le Peltier, dans le IXe arrondissement, notre groupe se met à courir pour converger au 16 boulevard Montmartre, où nous sommes bloqués par une escouade de gendarmes. Mais les pandores n’ont pas réussi à intercepter l’équipe précédente qui a eu le temps de se poster aux balcons et de déployer drapeaux et banderoles : «Boutin baratin», «Permis de réquisitionner», «L’imagination au balcon», «136 000 logements vides à Paris : 50 de moins»… 100 personnes dans l’immeuble, 150 en bas, des tas de médias et les CRS autour : le bras de fer a duré quatre heures, dans l’attente que le propriétaire du bâtiment donne son feu vert à l’expulsion.

La vraie cible idéale : Gecina

Ce bâtiment immense de 3 800 m2, classé monument historique, est vacant depuis près de trois ans (petite visite ici). C’est son propriétaire, l’ogre de l’immobilier Gecina (modeste société foncière à l’origine de tant de ventes à la découpe, dont le patrimoine immobilier représente la bagatelle de 13 milliards d’euros…), qui l’a vidé de ses habitants, coupables de payer des loyers trop peu élevés, hérités de la loi de 1948. Gecina prévoit un mixte de bureaux et de logements de haut standing, dans le genre duplex F4 hors de prix, participant à l’éviction des couches populaires de la capitale. Bref, la cible idéale pour nous.

A tel point que le maire du IXe arrondissement, Jacques Bravo, interrompt son footing pour venir apporter son soutien. Il n’empêche pas l’expulsion par les CRS, mais nous ouvre ses portes le lendemain. Au menu: comment inciter Gecina à assumer son rôle de bailleur (un tant soit peu) social ? L’arme juridique du Plan local d’urbanisme n’est peut-être pas assez contraignante, mais le rapport de force politique et symbolique à l’échelle parisienne pourrait faire plier la sympathique PME (ou plutôt le «véhicule boursier fiscalement optimisé et à fort rendement» comme la présente son site), dont le siège social se situe au 16 rue des Capucines à Paris…

Christine Boutin : premier avertissement !

Gecina, c’est bien gentil, mais le gouvernement dans tout ça ? C’est lui qui détient le pouvoir de réquisition ! La ministre du Logement avait certes promis avant l’été qu’elle procèderait à des réquisitions «si nécessaire». Soit elle a estimé que l’hiver n’avait pas été si rude que ça, soit elle s’est moquée du monde. Alors nous réquisitionnons à sa place. Et, par la même occasion, la plate-forme des jeunes pour le logement vient de faire la preuve de sa force de frappe médiatique (France 2, France 3, I-télé, BFM, LCI, AFP, Le Parisien, France Inter…) et de son unité. Christine Boutin, dont le projet de loi imminent pourrait faciliter les expulsions locatives, est prévenue…

Manuel Domergue (Jeudi Noir) - 3 Mai 2008

Videos prises de l'extérieur :
http://www.dailymotion.com/video/x5a9wc_requisition-dun-immeuble-du-9eme-pa_news
http://ecrandarret.org/spip.php?article69

Video prise de l'intérieur :
http://www.jeudi-noir.org/Videos-et-photos-de-la-requisition.html



Les forces de l'ordre ont dû déloger un à un les manifestants qui se tenaient selon la technique de la "tortue"

Le collectif Jeudi noir occupe un immeuble dans le centre de Paris

PARIS (Agence jeu 01 mai) - Des membres du collectif Jeudi noir, qui militent pour une régulation des loyers et un meilleur accès des jeunes au logement, ont entamé jeudi l'occupation d'un immeuble dans le IXe arrondissement de Paris, a-t-on appris auprès du collectif et de la police.

Les militants ont pris possession de cet immeuble d'habitation situé au 16 boulevard Montmartre en milieu d'après-midi. Ce bâtiment appartient selon le collectif à un bailleur privé, Gecina.

En début de soirée, une soixantaine d'entre eux occupaient ce vaste immeuble de cinq étages, soutenus par environ 150 autre militants dans la rue, selon Julien Bayou, un des animateurs du collectif.

Une cinquantaine de CRS était postés aux alentours de l'immeuble sous le regard de nombreux badauds. Peu avant 20H00, la préfecture de police n'avait pas été saisie d'une demande du propriétaire, nécessaire pour évacuer les militants, selon une source policière.

Dans une ambiance festive, les militants ont déployé plusieurs banderoles sur la façade de cet immeuble rebaptisé "Cité Valérie Pécresse", sur lesquelles on pouvait notamment lire "Boutin barratin" ou "136.000 logements vides à Paris, 50 de moins".

"C'est une réquisition d'un immeuble maintenu vide depuis trois ans, le bailleur se passe de loyers", a déclaré Julien Bayou.

Plusieurs représentants d'organisations étudiantes (Unef, Fage, Fac verte), de partis politiques (MJS, jeunes Verts, JCR) ou encore d'Attac participent à cette "réquisition", selon lui.

"La réquisition n'est pas la panacée mais il faut se bouger, on en appelle à Christine Boutin", la ministre du Logement, a-t-il ajouté, en regrettant le "manque de volonté politique" à enrayer la crise du logement.

"Le gouvernement encourage la spéculation, avantage encore et toujours les propriétaires (4,5 milliards d'euros de baisses d'impôts) alors qu'il vend des HLM et refuse toujours le contrôle des salaires", dénoncent encore les militants.

Lancement du reseau sanctuaire francais

70 ans après le premier décret autorisant en France l'internement administratif des étrangers, dans un contexte de xénophobie d'Etat et d'obsession sécuritaire servant à justifier une véritable « chasse aux sans-papier » se traduisant par des drames humains inacceptables et des atteintes graves et répétées aux Droits Humains, des citoyens, membres d'associations diverses, lancent publiquement un réseau de désobéissance civile en solidarité avec les personnes dites « sans papier », ainsi que celles qui les protègent (en violation du CESEDA L-622).

Plaçant le respect des Droits fondamentaux de la personne humaine au-dessus de lois particulières, ils appellent les personnes et les institutions à signer un manifeste qui les engage notamment à :

* utiliser toutes leurs marges de manœuvre pour résister avec intelligence aux ordres contraires à ces Droits fondamentaux ;
* combattre toutes les formes de délation ;
* mettre en œuvre tout ce qui sera nécessaire pour assurer la protection des personnes en situation administrative irrégulière, et résoudre durablement leur situation, tant au niveau administratif que de l'emploi, la santé et la scolarité.

Le manifeste du « réseau Sanctuaire » en France a été rédigé à l'initiative d'une trentaine de militant(e)s associatifs des régions Provence-Alpes-Côte d'Azur et Languedoc-Roussillon qui sont révoltés par les atteintes de plus en plus graves aux droits fondamentaux des personnes dites 'sans papier' qu'ils côtoient quotidiennement.

Elles sont soumises à l'arbitraire administratif, à des violences illégitimes, à des séparations irrémédiables. Certaines, notamment dans les familles où l'un des parents a été expulsé, en sont désespérées !

Les rédacteurs du manifeste ont réfléchi plusieurs mois à cette situation et pris conscience que défendre le droit des étrangers ne pouvait plus se limiter à leur expliquer les lois injustes qui les concernent, mais devait aussi passer par la désobéissance à des textes contraires à la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme.

Nous nous inscrivons ainsi dans la démarche du « réseau sanctuaire » née aux Etats-Unis et reprise déjà de diverses manières dans plusieurs pays européens (notamment en Allemagne, Suisse, Suède, Hollande).

Nous appelons à désobéir à des lois attentatoires à la dignité des personnes et aux droits humains fondamentaux en nous référant au droit international et au Code Pénal français, tout en étant conscients que l'aide à des immigrés clandestins est sévèrement punie (jusqu'à 45.000 € d'amende et 5 ans d'emprisonnement). Nous refusons que la solidarité soit traitée comme un délit, mais nous assumons ce risque, car il nous paraît encore plus grave de laisser faire et de ne rien dire.

Contacts : Jean-Pierre CAVALIE : 06 25 91 36 51 coordination(a)reseausanctuaire.net

Opération "Pour un EPR acheté, un Sarkophage offert !"

Communiqué de presse-purée de l'action numéro plein de la Brigade Activiste des Clowns.
Paris, le 25 d'avril 2008 (Veille du 22ème anniversaire de l'accident bien imprudent de Tchernobyl), à l'heure où normalement les clowns dorment sur leurs 2 nez rouges.

Une fuite de « mythonium cérébral concentré » ayant été détectée de longue date dans les caniveaux d'AREVA, la Brigade Activiste des Clowns (BAC), connue pour son sens du devoir, est intervenue afin d'endiguer cette réaction en chaîne et éviter qu'un transfert de délique-escence techno-mentale ne se répande à la surface de la Planète.

Ce matin, à 8h15, un nuage de brigadistes franchit la frontière de la France qui se lève tôt. Si les clowns ont mis le nez (rouge) dehors, c'est pour s'engager comme "liquidateurs" de réacteurs nucléaires. Y a pas que les russes qui doivent avoir ce privilège, s'étaient-ils dit ! Les porteurs portaient un sarkophage en kit, les autres se portaient eux-mêmes.

Arrivés devant le Saint-Siège, les clowns fusionnèrent avec les premières particules de costardium 236 K?/an. Echanges explosifs, mais qui n'empêchent pas les jeunes clowns qui n'en veulent d'opérer une percée à l'intérieur du bâtiment de la multinationale énergique. Se destinant à une carrière précaire et fulgurante nos Aspirants liquidateurs ont fait part de leur souhait de vivre dur et mou-rire jeune au service d'une cause grenello-compatible.

De tous les concurrents pour ces postes en contrat à durée très très courte, seul fut retenu le grand Minus. Il parcourut en vain les locaux d'AREVA mais ne trouva pas les sévices de la direction des embauches et de la vie radieuse. Malgré ces nombreuses candidatures, les Autorités Aréviennes optèrent pour le confinement.
Les éconduits furent donc raccompagnés par de costauds costards jusqu'au sas de décontamination où ils durent attendre que l'équipe du dehors arrête de chanter et entende enfin leurs appels aux secours.

Eh oui, l'équipe du dehors n'avait pas chômé, elle, et était parvenue dans l'intervalle à construire un superbe sarkophage pour protéger la firme aux bénéfices en forme contre la prochaine catastrophe. Foin de présidenticidisme, un sarkoPHAGE est un procédé tout à fait anodin qui est appelé à se répandre comme un cumulard-nimbus de poudre. Nous garantissons cependant que les plages corses ne seront pas défigurées par ces constructions encore un tantinet « ingrates ». C'est le Ô-Commissaire à la préservation du littoral pour l'industrie agro-balnéaire qui le dit !
Ceux qui étaient dehors voulaient à leur tour pénétrer au coeur du réacteur, tandis que ceux qui étaient dedans souhaitaient prendre la tangente, ce qui prouve qu'un clown croît toujours que l'herbe est plus chargée en becquerel ailleurs.

C'est alors que l'heure de la dispersion fut sonnée, tandis que la dirigeante des costauds costards d'AVOREV remerciait la BAC pour sa participation à la phase 4 du programme nucléaire national. En démontrant qu'il était plus amusant de passer directement à la production en masse de sarkophages plutôt que de continuer à écouler des stocks d'EPR, la BAC venait de rendre un sévice de premier ordre à l'intérêt national des actionnaires d'AVOREV !

La BAC reprit en coeur la spéciale dédicace à tous les petits nigérians se sacrifiant pour la survie de quelques actionnaires dans le besoin. Après quelques crédos, prières et autres quantiques à l'Immortel Dogme Nucléaire, la trouple (à deux on aurait dit un couple, mais là ils étaient trop) se replia comme des draps sur l'air de la célèbre musique d'AVOREV, "Bip Bip Bip... Fuck my body Nique mon body Fuck my body Nique my body ! Bip Bip Bip..."

JoyeuX Zanniversaire Ohhhhh Technerobyyyyyyle !

On se retrouAVERA dans l'au-delà !!! La Back will be BAC !!!

Report-âge (en diâpo et en nucléo-râma) :
http://www.flickr.com/photos/cyrilcavalie/sets/72157604809326852/show/


Le Tibet éteint la flamme olympique : récit d’une action libératrice

7 avril 2008 - Un rendez-vous discret sur une place parisienne. On peaufine les détails de l’action tout en marchant vers un deuxième, puis un troisième rendez-vous. Nous sommes une trentaine de militants pro-tibétains, tous motivés pour manifester sur le passage de la flamme olympique et son escorte de soldats d’élite chinois en survêtements.

L’objectif est de former une chaîne humaine sur le trajet, assis au milieu de la chaussée, sans violence évidemment. Derniers préparatifs, nous convenons du lieu de l’action et nous nous séparons en petits groupes pour ne pas attirer l’attention de Big Brother. Parmi nous, le Tibétain venu d’Australie qui a attrapé la torche à Londres la veille. Malgré nos précautions, on remarque 3 personnes qui nous suivent et semblent parler à leur manche : déjà des policiers en civil. Nous nous dispersons pour les semer, on ne les voit plus. Nous imaginons leurs collègues nous suivant derrière les caméras de surveillance.

Chemins détournés pour arriver sur place, près du pont du Garigliano à la sortie du tunnel André Citroën ; un emplacement où la route se rétrécit, plus facile à bloquer.
Les véhicules publicitaires des sponsors des JO sont déjà passés, le cortège de la flamme ne va pas tarder. Tout le monde est en position, autant que possible, de chaque côté de la chaussée. Quelques chinois avec des drapeaux rouges également, un peu plus loin. La police est là aussi en nombre, comme on pouvait le craindre. Mais ils ne peuvent ériger une barrière humaine tout le long du trajet. Un policier ou CRS tous les 2 mètres, faisant dos à la route pour veiller au grain. Ne pas attendre que davantage de policiers arrivent. Les motards passent, suivis par des véhicules de police en nombre. C’est le moment.

Je m’élance sur la chaussée. Après quelques mètres à peine, je suis agrippé par deux policiers sans avoir eu le temps de déployer mon drapeau tibétain. Tout va très vite : je suis projeté au sol, contre le marchepied d’un camion de CRS. J’entends à peine les cris «Liberté pour le Tibet» des autres militants qui s’élancent sur la chaussée ; je suis frappé violemment à la tête par les CRS. Allongé au sol, les coups pleuvent. Coup de la main puis coups de pied à la tête, je proteste « Hé on tape pas, là ! ». Je compte deux, trois coups, je ne compte plus. Je suis sonné. Etant allongé au sol et non-violent, pourquoi continuer à me frapper à la tête ? Embrumé, un monde me sépare du CRS qui me passe à tabac. Il frappe avec le plat de sa botte, pour ne pas laisser de traces. Tout autour, c’est le chaos. Je le verrai sur les vidéos. Les tracts volent. La police est dépassée par l’événement, ne sait où donner de la tête. Vingt militants se font rapidement plaquer au sol, les uns après les autres. Quelques-uns parviennent à s’agripper les uns aux autres, compliquant la tâche de la police. Je demande à un gradé « C’est vous le responsable ? J’ai été frappé à la tête, c’est normal ? » Pour seule réponse : « Vous vous expliquerez plus tard ».

Je saigne du front. Nous sommes menottés puis «téléportés» un à un par quatre policiers chacun, au bord de la route le long d’une palissade. Il semble que nous avons réussi notre coup. J’apprendrai plus tard qu’au même moment, la milice chinoise en survets éteignait la flamme et se réfugiait dans un bus. Le cortège, craignant une embuscade, est même resté longuement bloqué dans le tunnel.

La police nous encercle. Elle semble douée pour jouer les gros bras, arracher les drapeaux tibétains et taper à l’aveugle sur des manifestants, mais pas tellement pour attacher les menottes en plastique. Les mains dans le dos, je parviens à me détacher sans attirer l’attention, et à saisir un fumigène (une fusée de détresse) dans ma poche de veste. J’en dévisse l’embout, derrière mon dos, et attends le moment opportun. La flamme de la liberté. La police qui nous encercle a une réaction étonnante, alors que je ne représente pas de danger : plusieurs policiers me sautent littéralement dessus, alors que je suis assis au sol et pointe le fumigène rouge vers le ciel. S’en suit une confusion totale, à l’issue de laquelle ils attrapent le fumigène et me plaquent au sol. Un policier me dit avoir été brûlé et m’annonce qu’il porte plainte contre moi. On l’entend dire «j’ai envie de l’étrangler». Charmant. Nous sommes à nouveau plaqués contre la palissade, la flamme officielle arrive sans que nous ayons encore été évacués. Elle passe, portée par un relayeur en chaise roulante, entouré de dizaines de policiers et de la milice chinoise en survets. Craignant des violences contre la flamme, les organisateurs chinois ont modifié l’ordre des relayeurs et l’ont confiée à un porteur handicapé. Une occasion pour leur propagande de dénoncer les manifestants tibétains s’ils s’en prennent à un handicapé.
Les slogans «Liberté pour le Tibet» fusent de partout. La police nous pousse violemment contre la palissade. Des tracts volent vers la flamme.

Nous sommes vingt manifestants évacués dans un car de police. Nous y trouvons trois Tibétains arrêtés plus tôt. L’un d’eux, projeté sur le sol par la police, a la lèvre en sang et une dent cassée. Le car suit lentement le trajet de la flamme. Trois quarts d’heure plus tard, tous les manifestants sont libérés… sauf moi. Je suis hors-jeu, mais les autres peuvent continuer à manifester sur le trajet.

Je suis placé dans une camionnette, avec trois autres personnes. L’une d’elle a eu le tort de refuser de cesser de brandir un T-shirt de RSF, à une centaine de mètres du chemin de la flamme. L’autre est un monsieur à l’air respectable, âgé de soixante quatorze ans, fonctionnaire décoré de l’ordre national du mérite. Pour défendre un manifestant s’étant fait arracher son drapeau, il a porté la main sur un policier. Il est en sale état : il ne peut plus marcher, se plaint du dos, on doit le porter.

Menottés au commissariat central du quinzième, les pompiers viennent nous examiner. En plus de la plaie et d’une bosse à la tête, j’ai la tête lourde, bourdonnante, des douleurs aux cervicales et ne peux ouvrir la mâchoire sans une sérieuse douleur. Un Officier de Police Judiciaire (OPJ) me tend une convocation pour une audition le lendemain. Je suis emmené à l’hôpital.

Les pompiers me mettent une minerve et me transportent en fauteuil roulant, puis en civière. A l’hôpital, j’entends que le docteur vient de voir un policier brûlé au cou par un fumigène. Le fumigène, c’est moi. Le docteur amusé me rassure : le policier n’a qu’une brûlure superficielle, au premier degré. Il a demandé 3 jours d’ITT, n’en aura aucun et a pu rentrer chez lui avec un peu de pommade.

Aux Urgences, je suis examiné, on me fait des radios, de face, de côté, bouche fermée, bouche ouverte. Dans le couloir, minerve autour du cou, ma civière croise une autre civière. C’est un journaliste cameraman de France 2 qui a été assommé par la police. Il est carrément tombé inanimé une dizaine de secondes. Comment la police a t-elle pu être aussi violente, malgré la présence des caméras ? Et surtout, contre des journalistes ?
Je n’ai pas de fracture visible, mais les articulations de ma mâchoire ont morflé. On me prescrit des médicaments ; on m’explique qu’ayant été victime d’un traumatisme crânien, je dois rester sous la surveillance d’un proche pendant au moins 24 heures. Après quelques heures d’hôpital, je suis libéré dans la soirée.

Je dors mal, craignant l’hémorragie interne. Le lendemain, je suis convoqué au commissariat pour être auditionné. Entre temps, le journal télévisé de 20H de France 2 a montré les images de mon arrestation et du fumigène. Je me dis qu’il y a vraiment peu de chance que je sois mis en garde à vue, la France entière ayant pu voir les policiers se ruer sur moi ! S’ils ne l’avaient pas fait, personne n’aurait été brûlé.

Le policier a porté plainte. L’OPJ n’a pas vu le JT de France 2. Il n’a qu’une pile de PV présentant la version de la police. Il ne connaît pas encore ma version. Il me signifie immédiatement la garde à vue, et m’informe de mes droits. Il me demande si j’ai déjà été en garde à vue. Oui, je l’ai été il y a 2 ou 3 ans. Il le sait bien, je suis dans le STIC, le fichier informatique des infractions constatées. C’était en 2005, lorsque l’inscription «Liberté au Tibet» avait été faite devant le consulat de Chine. Cette fois encore, je suis fouillé, déshabillé partiellement, on m’enlève tous mes effets personnels, ainsi que ma ceinture et mes lacets, et on me place au sous-sol dans une cellule de 2 mètres sur 2, sous l’œil vigilant de 2 caméras. Je suis seul à tourner en rond, avec comme seule distraction les cris des autres détenus. Il y a quatre cellules, tout à l’heure ils seront 3 par cellule.

On vient me chercher enfin. L’OPJ a pu appeler l’avocat que je lui ai désigné, ainsi que le substitut du procureur. Et surtout, il a pu demander autour de lui, ses collègues ont vu le JT de France 2. Merci les caméras. Ma version devient crédible.

On me prend les empreintes, chaque doigt, deux fois. J’ai aussi droit à la photo de face et de profil, avec un numéro de matricule marqué sur une ardoise.
Lors de l’audition, où tout doit être mis par écrit, je peux décrire toute la scène. Notamment à partir du moment où, jeté au sol, j’ai été violemment frappé à la tête. Je n’épargne aucun détail. J’explique ensuite ma surprise au moment où les policiers se sont jetés sur moi pour saisir le fumigène. Pourquoi y auraient-ils vu un danger, alors que ce genre de fumigène est courant dans les stades et les manifs ? Je sais aussi, grâce au docteur, que le policier n’a qu’une brûlure superficielle. L’OPJ me demande d’où vient le fumigène. Je l’ai acheté il y a des années ; il remarque le prix en francs sur le sachet saisi par la police.
L’avocat ne peut pas se déplacer avant plusieurs heures, et je ne demande pas à retourner à l’hôpital, pour éviter d’avoir à passer la nuit en garde à vue. L’OPJ me demande de collecter des vidéos montrant la scène du fumigène, et m’informe que je serai convoqué pour une confrontation avec le policier brûlé. Au vu des vidéos, voilà qui promet d’être cocasse, s’il maintient sa version des faits. Je suis relâché dans la soirée, après seulement un peu plus de 3 heures. Mon portefeuille a été vidé, inventorié, je récupère mes affaires en vrac dans une caisse, sans les drapeaux tibétains.

J’ai appris que les médecins qui m’ont examiné à l’hôpital ne sont pas reconnus par la justice. Seul moyen de justifier une plainte de ma part pour l’agression que j’ai subie, je dois voir sans traîner l’Unité Médico Judiciaire. Le lendemain, je repasse donc pour la troisième fois au commissariat, pour obtenir le papier «réquisitionnant» un médecin de l’UMJ. Muni de ce papier, je pars vers l’Hôtel Dieu ; le papier mentionne l’enlèvement d’un cadavre de 33 ans. N’étant pas encore mort, cela ne me concerne pas. Demi-tour pour récupérer le bon papier. La police apprécie la plaisanterie.
Le docteur qui m’examine ne connaît pas la cause tibétaine. Je lui explique. Il comprend et constate mon état. Après deux jours, j’ai encore la tête lourde, des douleurs, des fourmillements, des courbatures, et un œil au beurre noir en formation.
Il m’accorde 2 jours d’incapacité totale de travail (ITT).

Sur les vidéos, on reconnaît les CRS qui m’ont frappé à la tête. Je suis encore choqué de leur comportement inadmissible, alors que j’étais à terre et sans défense. Je remarque que c’est la même fine équipe de CRS qui a assommé le journaliste de France 2. Frappé à la tête et à l’épaule par 3 policiers, il ne peut plus porter de caméra pendant un moment. Il a porté plainte dès le mardi et une enquête de l’IGS, la police des polices, est en cours, sur les actions musclées de la police. La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, penaude, a également ordonné une "enquête administrative interne" au sujet des drapeaux tibétains confisqués.

Mais le plus grave, ce sont les autres blessés. Norbu, un Tibétain, les lèvres en sang, une dent cassée. Un autre Tibétain, Gyaltsen, qui manifestait à l’Hôtel de Ville, a le pied cassé par la police. Il ne peut plus marcher, et est en arrêt de travail au moins jusqu’au 22 avril.
Affaire à suivre !

Christophe


Un policier tord le bras tenant le fumigène, manquant de peu de brûler à la tête la personne assise à côté

Désobéir aux OGM

Le collectif "désobéissants anti OGM" des Alpes Maritimes a mené une action ce jeudi soir 17 Avril à 18H30, en accrochant une banderole de 9 mètres de long sur un pont de l'A8 à Cagnes sur Mer. "Face à l'irresponsabilité des parlementaires qui veulent autoriser les OGM en plein champ, nous voulons alerter les citoyens sur les risques induits pour leur santé et leur environnement par la dissémination des OGM", déclare une militante du collectif. "L'action nous a pris 3 mn à peine, à 4 personnes, et beaucoup de bonheur !" Sur cette autoroute passent 150 000 voitures par jour.

Contact : manifeste[at]desobeir.net (on transmettra !)

Opération des "planteurs volontaires" dans les Landes contre la future A65

Plusieurs dizaines de "planteurs volontaires" se sont rassemblés dimanche à Bougue (Landes), sur le tracé de la future autoroute A65 entre Langon (Gironde) et Pau, pour "replanter des arbres" et dire aux élus "qu'ils se plantent", a-t-on appris auprès des organisateurs. Soixante-dix personnes selon les gendarmes, une centaine selon les organisateurs, ont planté "120 à 150 arbres, pins, saules et chênes" dans un "couloir" défriché dans le cadre des travaux de l'A65, a indiqué Julien Milanesi, membre de l'Alternative régionale Langon-Pau (ARLP) et "planteur volontaire". Un pique-nique "en famille" était ensuite organisé sur place, a-t-il ajouté, rappelant qu'une opération similaire a eu lieu récemment à Escaudes (Gironde). Les "planteurs volontaires" - dont le slogan est "Nos élus se plantent, replantons" - dénoncent l'impact écologique du projet autoroutier, tout en "posant la question de sa viabilité économique", selon M. Milanesi. "C'est un projet qui ne répond à aucun besoin en termes de trafic et qui devrait coûter près d'1 milliard d'euros à la collectivité", a-t-il affirmé. Le 25 mars, plusieurs organisations écologistes avaient demandé au ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, de "ne pas passer outre" un avis négatif du Conseil national de protection de la nature (CNPN), rendu le 19 mars, concernant l'impact écologique du projet. Ces organisations demandent le "gel" du projet, affirmant que "l'autoroute Langon-Pau détruira 2.000 hectares d'espaces naturels, 8 zones Natura 2.000, de nombreux habitats et espèces protégées", dont le Vison d'Europe.
Agence 13.04.08

Tous sur les Planteurs volontaires : http://lesplanteursvolontaires.hautetfort.com

Un « Ayraultport » ça trompe énormément !

Samedi 12 avril à 14h45, 150 militants opposés au projet d'aéroport Notre Dame des Landes, à Nantes, ont déroulé une banderole Un « Ayraultport » ça trompe énormément ! du haut de l'Eléphant de Nantes, tandis que d’autres distribuaient 500 tracts explicatifs au public nombreux.

Les militants écologistes entendaient protester contre « l’éléphant blanc » du maire de Nantes, ce deuxième aéroport au coût financier et écologique exorbitant. Ils réclament un vrai débat public participatif autour des alternatives possibles à ce projet. La construction de ce deuxième aéroport de Nantes se traduirait par la confiscation de 4700 hectares de terres agricoles, par une contribution majeure au réchauffement climatique, et finalement par le gaspillage de 4 à 5 milliards d'euros d'argent public.

« C’est un premier avertissement aux pouvoirs publics, déclare Karine Plantier, l’une des porte-parole des opposants à l’aéroport. Nous demandons un vrai débat participatif qui prendra en compte les solutions alternatives, comme la création d’une piste transversale Est/Ouest qui est la solution sur tous les points : financier, préservation des terres et des exploitants agricoles, réduction des émissions de gaz à effet de serre... »

Lutter contre ce projet c'est aussi résister contre la démesure. Ce projet est contre nature, il est donc anti-social. Comme quoi.... A Nantes un Ayraultport ça trompe énormément !!

Pour le comité de soutien Nantais opposé au projet de l'aéroport de Notre Dame des Landes : Contact : Karine Plantier 06 26 96 17 67.

Retour de flamme : le reportage de 26 mn sur la flamme olympique à Paris (en 3 parties)

Des désobéissants se cachent dans ce reportage. Saurez-vous les retrouver ?


JO, Retour de flamme : Envoyé spécial 10/04/08 1ère partie


JO, Retour de flamme : Envoyé spécial 10/04/08 2ème partie


JO, Retour de flamme : Envoyé spécial 10/04/08 3ème partie

Télécharger le reportage "JO, Retour de flamme" en avi avec emule (284 Mo) - Lien eD2K

Pour un Tibet libre, la flamme olympique perturbée à Paris

Paris – Communiqué de presse 7 avril 2008 à 14H30
Malgré une sécurité sans précédent et de brutales arrestations, la flamme olympique a été perturbée par de nombreuses manifestations lors de sa traversée de Paris.


Désobeissants pour un Tibet Libre au JT France2 du 7 avril 2008
envoyé par DESOBEIR

A 14H30, au moins 23 manifestants Tibétains et Français portants des drapeaux tibétains ont tenté d’arrêter le cortège et lancé des tracts avant d’être interpellés par les forces de l’ordre avec brutalité. Le porte parole de Tibet Libre, Christophe Cunniet et un militant Tibétain, Norbu, ont été plaqués au sol violemment et sont sérieusement blessés. Alors que les autres désobéissants ont été relâchés, Christophe est toujours interpellé.


Autre video de la répression policière

4000 policiers mobilisés à Paris pour l’occasion, 100 pompiers joggeurs, 100 policiers en rollers, 65 motards, 48 véhicules de CRS et de sécurisation : un véritable défilé militaire tentait de protéger une flamme symbole de la répression chinoise contre les Tibétains.

«Selon le gouvernement tibétain en exil, plus de 150 Tibétains ont été tués et plus de 2300 ont été arrêtés au cours des répressions des manifestations par les forces chinoises dans l’ensemble du Tibet. Ainsi, tandis que la répression et les arrestations arbitraires continuent au Tibet occupé, la flamme chinoise défile sous une protection quasi militaire dans les rues de Paris. La France importe vraiment de tout, même les méthodes chinoises » déclare Christophe Cunniet, de l’association Tibet Libre. « Pendant ce temps, dans l’ensemble du Tibet, la police et l’armée chinoise continuent à tirer à vue contre les manifestants tibétains, et les morts s’accumulent. »

« Des manifestations en faveur du Tibet auront lieu dans le monde entier sur le passage de la flamme, pour que la Chine renonce à l'usage de la violence et de la torture contre les manifestants Tibétains, et qu'elle accepte enfin l'ouverture de négociations avec le gouvernement tibétain en exil » déclare t-il encore en ajoutant « Nous demandons au Comité Olympique d'exiger que la Chine tienne ses engagements en matière de droits de l'homme, indissociables des valeurs Olympiques. »

« NON AU PASSAGE DE LA FLAMME AU TIBET »

Les communautés tibétaines en exil et leurs sympathisants exigent que les régions tibétaines soient totalement exclues de l’itinéraire du relais de la Flamme olympique. « Il est inconcevable d’applaudir le passage de la flamme et de célébrer le prétendu "voyage de l’harmonie" au Tibet, jusqu’en haut de l’Everest, alors que les forces militaires chinoises écrasent le peuple tibétain. » « Le Président Sarkozy doit s’engager dès maintenant à recevoir le Dalaï Lama lors de sa prochaine visite, et à refuser de se rendre à la cérémonie d’ouverture des Jeux »

Il y a trois semaines, plus de cent cinquante groupes de soutien au Tibet ont demandé dans une lettre au président du Comité international olympique d’annuler tous les passages prévus de la Flamme olympique dans les régions tibétaines. Ces groupes, membres du Réseau international de soutien au Tibet, ont également écrit aux sponsors du Relais de la Flamme – Coca Cola, Lenovo et Samsung – leur demandant de retirer leur parrainage si le Tibet n’est pas exclu de l’itinéraire, et ils entendent demander aux comités olympiques nationaux d’appuyer leurs demandes.

Informations : Tibet Libre - Tél 01 49 84 06 13 / 06 12 25 95 54 / 06 81 46 56 40

Plus d'infos très prochainement, des plaintes sont en passe d'être déposées

RWANDA : aux grands hommes la patrie reconnaissante

Communiqué www.genocidemadeinfrance.com

Paris, le 6 avril 2008
Jardins du Trocadéro

Pour le 14ème anniversaire de la complicité de l’Etat français dans le génocide des Tutsi au Rwanda, une vingtaine de militants et d’artistes du collectif « Génocide Made in France » ont ensanglanté les fontaines du Trocadéro et recomposé des charniers pour saluer solennellement le courage et l’abnégation des responsables politiques français qui engagèrent notre pays politiquement, financièrement et militairement aux côtés de ceux qui commettaient le dernier génocide du 20ème siècle qui fit plus d’un million de victimes.


PETIT CHARNIER ENTRE AMIS 14 ans d'impunité, ça se fête!
source DESOBEIR

Un hommage amplement mérité à ces hommes qui firent preuve d’un grand sens de la raison d’Etat en bravant la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide et qui manifestèrent une dévotion à la Françafrique hors norme en ne reculant jamais devant l’horreur des conséquences de leurs actes.

De plus, la constance de l’action française au Rwanda révèle une détermination trop rarement célébrée. En effet, le soutien indéfectible au régime Habyarimana, y compris lorsque celui-ci organisait des pogroms, l’exclusivité et l’étroitesse des relations avec le gouvernement de l’extermination (le « gouvernement intérimaire rwandais » formé à l’ambassade de France sur la base d’un coup d’Etat et que seule la France reçut officiellement), l’exfiltration vers l’ex-Zaïre, sous couvert de l’opération « humanitaire » Turquoise, d’une grande partie des commanditaires et exécutants du génocide et enfin, la stratégie de propagande négationniste reflètent la continuité d’une politique mûrement r&eacut! e;fléchie dont les conséquences, au vu des informations disponibles à l’Elysée dès le début des années 90, étaient très largement prévisibles. C’est ainsi, en toute connaissance de cause, que cette minorité de responsables politiques et militaires a maintenu la France sur le cap de la complicité active avant, pendant et après le génocide.

« L’entente en vue de commettre le génocide, la complicité dans le génocide et le crime contre l’humanité étant imprescriptibles, nous exigeons que ces responsables politiques et militaires soient traduits en justice pour que les décorations qu’ils méritent leur soient remises », déclare Bruno Gouteux, porte-parole du collectif « Génocide Made in France ».

Contact (pour obtention des images ou autre) : Bruno Gouteux et Bruno Boudiguet, portes-parole du collectif « Génocide Made in France », 06 28 07 34 61 et 06 63 05 97 86

Après avoir semé la terreur chez Archividéo, ils odorisent EDF

Il n’est pas frais mon poisson (d’avril) ?

Aujourd’hui mercredi 2 avril, une dizaine de clowns-pêcheurs ont profité de la marée basse pour transformer le siège régional d’EDF en criée. En effet, les empêcheurs de pyloner en rond souhaitent rappeler à EDF (Embobineurs de Destruction Fièvreuse) et RTE (Ringards Trucidant l’Environnement) que leur projet respectif sent la chaussette et le poisson pourri.

Alors que tout le monde a bien déconné hier en s’accrochant des poissons dans le dos, les clowns sous tension remettent le couvert avec du poisson et des fruits de mer dans les bureaux d’EDF à Atalante Champeaux à Rennes. Ils entendent ainsi dénoncer la pêche à la ligne que RTE, EDF et Areva organisent actuellement dans nos campagnes de l’ouest et en Catalogne. Ils demandent aux hypothétiques riverains de ne pas mordre à l’hameçon. Le champs des sirènes leur promet des « compensations » qui se révéleraient « poisseuses » à coup sûr.

The show must go on, we’ll be back...

P.-S. 2h30 et une trentaine de policiers plus tard, les clowns furent expulsés... Deux clowns se sont retrouvées au commissariat, menotées ! Il faut dire que s’opposer à un projet de réacteur nucléaire et de ligne THT (avec de très bonnes raisons !), c’est tomber dans le terrorisme ! Il ne manquerait plus qu’on fasse des tags avec de la peinture à l’eau.

Si ça n’est pas des clowns qui vous le disent, qui vous le dira ?

Fin de partie pour l'OTAN : Journée internationale d'action

1000 participants et 500 arrestations, chiffres confirmés par la police de Bruxelles.

1000 personnes originaires de 17 pays européens ont pris ce matin la direction du quartier-général de l'OTAN à Evere pour participer à l'action internationale non violente NATO GAME OVER. Cinq ans après le début de la guerre en Irak et dix jours avant un important sommet de l'OTAN, des activistes pour la paix de toute l'Europe transmettent un message clair : empêcher les guerres, ça commence ici.
Ce sont des accords secrets de l'OTAN qui font de la Belgique et d'autres pays européens une plate-forme logistique de l'armée américaine. La machine de guerre américaine est transportée vers l'Irak et l'Afghanistan via nos routes, nos ports et nos aéroports.
L'Irak a été attaquée et l'Iran est menacée en raison de leurs ambitions à se doter d'armes de destruction massive. Mais entre-temps, l'OTAN entrepose 350 armes nucléaires américaines en Allemagne, en Belgique, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni et en Turquie. Selon le droit international humanitaire, ces armes sont tout aussi illégales et interdites ici qu'ailleurs.

A partir de 12h, les activistes pour la paix se sont massivement dirigés vers le site de l'OTAN, sur lequel ils ont tenté de pénétrer de manière non violente. Il y avait un grand contraste entre l'attitude non violente des activistes et l'agressivité des services de polices, qui étaient déployés en grand nombre et n'ont pas hésité à utiliser chiens, chevaux, spray au poivre, matraques, canon à eau,... Plus de 400 personnes ont été arrêtées. Malgré ce déploiement massif, les forces de l'ordre n'ont pas pu empêcher plus de 50 activistes pour la paix de pénétrer sur le domaine militaire dans l'intention de le sceller.

Avec NATO GAME OVER, les activistes tentent non seulement d'empêcher un crime, mais également de restaurer un pan de démocratie. Les activistes ont été confrontés à un déploiement énorme de policiers, à des arrestations administratives, à des kilomètres de fil barbelé,... Dommage. C'est un gaspillage de l'argent du contribuable. Si vous ou moi commettons une infraction, nous sommes punis et l'infraction est rectifiée dans la mesure du possible. Mais si c'est notre gouvernement qui est en infraction, comme c'est le cas aujourd'hui, il déploie massivement la police non pas pour mettre un terme à l'infraction, mais pour le maintenir en place.

Sans l'OTAN, les guerres en Irak et en Afghanistan sont impossibles

La guerre en Irak a commencé il y a cinq ans. Des manifestations anti-guerre ont lieu partout dans le monde. Avec NATO GAME OVER, Vredesactie rend visibles les structures militaires qui rendent la guerre possible. En Afghanistan, des troupes de l'OTAN participent à la “guerre contre le terrorisme” dirigée par les États-Unis. Des accords secrets de l'OTAN font de l'Europe une plate-forme logistique pour l'armée américaine. En 2003, 54.000 militaires américains stationnés sur des bases européennes ont été mobilisés pour les combats en Irak. L'armée américaine s'est déployée à partir d'Allemagne et d'Italie et les vols de bombardement sont partis de bases britanniques et de porte-avions flottant dans la Méditerranée. En 2006, deux tiers des militaires américains stationnés en Europe étaient en mission en Irak ou en Afghanistan, se préparaient à de telles missions ou en étaient tout juste revenus. Sans l'Europe, l'invasion et les hostilités en découlant n'auraient pas été possibles et ne le sont toujours pas.

L'OTAN crée plus de problèmes qu'elle n'en résout

L'OTAN est à la veille d'une redéfinition fondamentale. Dix jours après NATO GAME OVER, un sommet de l'OTAN a lieu à Bucarest. Dans de nombreux pays européens, une grande partie de la population est en désaccord avec les dirigeants mondiaux qui font le choix de la guerre et de la menace militaire pour aggraver des conflits ou étendre leur pouvoir. Une bouclier anti-missiles, des armes nucléaires, de nouvelles bases militaires, des soldats en Afghanistan,... la population n'en veut pas. Mais les gouvernements font la sourde oreille. A tous les niveaux, l'OTAN est un obstacle. L'OTAN crée plus de problèmes qu'elle n'en résout.

NATO GAME OVER : une journée d'action internationale

Le 22 mars, des activistes en provenance de 17 pays européens ont tenté de pénétrer de manière non violente mais décidée à l'intérieur du quartier-général militaire de l'OTAN à Evere et d'en sceller portes, fenêtres et accès. Il s'agit d'une action de désobéissance civile. Ce type d'action est nécessaire parce que tous les moyens démocratiques visant à mettre un terme à la politique illégale de l'OTAN ont été épuisés.

Des groupes actifs dans toute l'Europe donnent un signal clair : les armes nucléaires doivent disparaître. Des Italiens, des Espagnols et des Allemands montrent clairement qu'ils ne veulent pas de nouvelles bases et infrastructures militaires et encore moins qu'elles soient utilisées pour mener des guerres dans le monde entier. Des activistes pour la paix tchèques affirment qu'un bouclier anti-missiles reste inacceptable, même dans un habit de l'OTAN. Des Croates, des Macédoniens, des Finlandais et des Suédois s'opposent à l'adhésion de leur pays à l'OTAN ou à une collaboration militaire plus rapprochée avec cette organisation. Des voix en provenance des Pays-Bas, de Grande-Bretagne et de France disent également “non” à la politique de guerre.

De la parole aux actes

Plus de cinquante auteurs et traducteurs littéraires ont publié la semaine dernière une carte blanche consacrée à l'existence de l'OTAN. Ils écrivent : “Une alliance miliaire qui intervient dans le monde entier, dispose d'armes nucléaires et est prête à les utiliser en premier est un danger pour la paix dans le monde. Il est temps de lancer le débat sur l'existence même de l'OTAN."

Le 22 mars, les auteurs sont passés de la parole aux actes. Ils ont contribué à la journée d'action NATO GAME OVER en organisant une promenade littéraire autour du quartier-général de l'OTAN. Et ils ne s'arrêtent pas au 22 mars. Leur texte a été traduit en français, néerlandais, allemand, espagnol, anglais et tchèque afin d'appeler leurs collègues d'autres pays de l'OTAN à lancer eux aussi le débat. Comme ils l'ont écrit : “Le projet derrière lequel des auteurs d'Europe de l'Est se sont rassemblés il y a trente ans avec Charte 77 a mené moins de quinze ans plus tard à la chute du rideau de fer et au démantèlement du Pacte de Varsovie. Nous ne voulons pas attendre quinze ans de plus avant de répondre à cette initiative par une initiative occidentale. Nous refusons de croire que nous ne pouvons pas au moins tenter d'égaler ce à quoi ils sont parvenus.”

Communiqué de presse 22 mars
Contact: 0488/57.63.77 - Infos: www.vredesactie.be
Autres photos disponibles sur www.indymedia.be

Le communiqué sur place

Des centaines de pacifistes européens, dont de nombreux Français, bloquent l’OTAN à Bruxelles

1000 participants et 500 personnes arrêtées par la police pour avoir bloqué l'OTAN

(photo transmise par téléphone le 22 Mars)

Bruxelles, 22.03.2008. 11h00. Plus d’un millier de défenseurs de la paix venus de toute l'Europe mènent cet après-midi une opération de désobéissance civile en vue de fermer complètement le siège de l’OTAN à Bruxelles. L’opération « fin de partie pour l’OTAN » (NATO game over) vise à délivrer un message clair, 5 ans après le début de la guerre en Irak et dix jours avant un important sommet de l'OTAN : empêcher les guerres, ça commence ici.

Empêcher les guerres, c’est lutter à la fois contre la réhabilitation de l’arme nucléaire au sein de l’OTAN, et aussi contre les nouvelles missions attribuées à l’OTAN à l’extérieur de l’Europe, particulièrement là où il se trouve des intérêts pétroliers occidentaux (Afghanistan, Irak, Liban…). A ce titre, les pacifistes français venus en nombre participer au blocage de l’OTAN organisé par leurs camarades belges de l’association Bomspotting entendent dénoncer non seulement l’évolution de l’OTAN, mais également le rapprochement inquiétant de la France vis-à-vis de l’alliance atlantique. Au moment où le président Sarkozy confirme la relance de l’arme nucléaire en France, avec la poursuite du programme de construction du missile nucléaire M51 dans les Landes et l’inauguration du nouveau sous-marin nucléaire lanceur d’engins « le Terrible », il exprime sa volonté de rejoindre le commandement nucléaire de l’OTAN. Deux semaines de grandes manoeuvres de soldats de l’OTAN viennent d’ailleurs de s’achever, dans la plus grande discrétion, au Centre d’Essai et de Lancement de Missiles de Biscarrosse (40). L’opération NAWAS 2008 visait à préparer le déploiement de troupes de l’OTAN au Moyen-Orient, et justement dans un environnement nucléaire ou bactériologique.

« Nous allons tenter de bloquer l’OTAN en pénétrant de manière non violente à l’intérieur pour en sceller les accès, explique Xavier Renou, porte-parole du collectif « non au missile M51 ». En recourrant ainsi aux moyens de la désobéissance civile, nous entendons dénoncer les crimes actuels des soldats de l’OTAN en Afghanistan et en Irak, et ceux qui se préparent demain avec la réhabilitation de l’arme nucléaire à laquelle nous assistons. La France n’a rien à faire dans l’OTAN tant que l’Europe se comportera comme le porte-avion des Américains pour les guerres du pétrole ».

En 2003, 54.000 militaires américains stationnés sur des bases européennes ont été mobilisés pour les combats en Irak. L'armée américaine s'est déployée à partir de l'Allemagne et de l'Italie et les vols de bombardement sont partis de bases britanniques et de porte-avions flottant dans la Méditerranée. En 2006, deux tiers des militaires américains stationnés en Europe étaient en mission en Irak ou en Afghanistan, se préparaient à de telles missions ou en étaient tout juste revenus. Sans l'Europe, l'invasion et les hostilités en découlant n'auraient pas été possibles et ne le sont toujours pas.


Photo transmise par téléphone le 22/03

Contacts :
Xavier Renou, porte-parole du collectif « non au missile M51 » : +33 6 64 18 34 21
Centre de presse NATO GAME OVER : +32.488.57.63.77

Plus d’informations sur la campagne française : www.nonaumissileM51.org


Convergence des luttes : le TIbet emprisonné lui aussi à Bruxelles...

La désobéissance en action : un Tibétain sur l'ambassade de Chine

Le 16 Mars 2008, une manifestation s'est tenue à proximité de l'ambassade de Chine à Paris, en réaction aux massacres en cours au Tibet. La police s'est trouvée débordée par les manifestants, qui ont pu s'approcher de l'ambassade. Un Tibétain a réussi à escalader la facade du bâtiment, grimpant le long d'une gouttière puis longeant les fenêtres au dessus des "forces de l'ordre" sans que celles-ci ne puissent réagir.

Il a alors remplacé le drapeau chinois par un drapeau tibétain en berne. La police a tiré sur la corde du drapeau au point de tordre le mât, mais n'a pas pu empêcher l'installation du drapeau tibétain. Le grimpeur est reparti par le même chemin, les manifestants s'interposant pour empêcher que les gendarmes mobiles n'approchent. Trois gendarmes ont bien tenté de le retenir, mais la foule a été plus forte et il a pu fuir les lieux sans être interpellé.


Photos : H P et M-H N

Les "forces de l'ordre" ont interpellé plusieurs autres manifestants et utilisé les gaz lacrymogènes pour éloigner la foule de l'ambassade. Quand la France cessera t-elle enfin de protéger la plus grande dictature du monde, voilà la question.
Le 21 Mars, lors d'une nouvelle manifestation, un Tibétain a été interpellé dès son arrivée, à la sortie du métro. L'ambassade de Chine, furieuse, poussera t-elle le ridicule jusqu'à porter plainte ?

Tibet Libre

Arrêtez le massacre au Tibet !

Au Tibet, les désobéissants se font massacrer...


Les manifestations au Tibet dégénèrent : la police et l'armée tirent à vue

Les manifestations pacifiques de ces derniers jours au Tibet ont dégénéré, et sont actuellement violemment réprimées.
Des bâtiments sont en feu. L'armée chinoise patrouille en chars et tire à balles réelles sur la foule.
Il y aurait au moins une centaine de morts ; mais certains témoignages sur place évoquent des chiffres bien plus élevés.

La situation est dramatique. D'après des témoignages poignants transmis par téléphone, l'armée tire à vue et empile les cadavres dans les rues, notamment autour du temple Tsuglakhang à Lhassa.
Les maisons sont maintenant fouillées et des centaines de personnes ont été arrêtées et battues. Les policiers tibétains sont contraints de battre leurs compatriotes.
Le Tibet est actuellement bouclé, les touristes et les journalistes fouillés et expulsés, les communications restreintes et l'internet censuré.

Il s'agit d'un véritable soulèvement, les plus importantes émeutes depuis celles de mars 1989, qui avaient précédé de peu les événements de la place Tiananmen.

Ces manifestations ont commencé à Lhassa le 10 mars, pour commémorer le soulèvement de 1959 contre l'occupation chinoise et réclamer l'indépendance du Tibet. Mais cette mobilisation se propage actuellement dans toutes les provinces tibétaines, avec des milliers de manifestants dans le nord et l’est.
A Pékin même, une centaine d’étudiants Tibétains se sont rassemblés avant-hier pour un sit-in en hommage aux disparus.
La Chine exige que les manifestants se rendent d'eux-mêmes à la police, sous peine de représailles sévères. Passé cet ultimatum, le gouvernement tibétain en exil craint actuellement un massacre à grande échelle.
Dans ce contexte, de nombreuses voix s'élèvent contre la tenue des Jeux Olympiques à Pékin dans quelques mois.


Les véhicules blindés des troupes d'élite patrouillent à Lhassa. Les marquages "Armée Populaire de Libération" sont couverts et les étoiles des casques ont été effacées.


La foule pleure les victimes de l'armée chinoise


D'autres photos (insoutenables) des victimes ici et des manifestations sur ces 3 liens : TCHRD, Reuters et Welt.

Tibet Libre 19 Mars 2008
Voir l'agenda des manifestations

La France va tester un missile nucléaire dans les Landes : des pacifistes vont tenter d’empêcher le tir

Des militants pacifistes annoncent leur intention de s’introduire sur le site militaire de Biscarrosse pour empêcher le tir du missile nucléaire M51

Biscarrosse (33), 19.03.2008.

Le gouvernement français est sur le point de procéder en secret au troisième tir d’essai du missile nucléaire M51, au Centre d’Essais et de Lancement de Missiles (CELM) des Landes, près de Bordeaux. Le tir est prévu pour jeudi ou, plus sûrement, vendredi matin, à la faveur des derniers jours des grandes manoeuvres de l’OTAN qui se déroulent depuis deux semaines au même CELM. Des militants du collectif « non au missile M51 » entendent retarder voire empêcher le tir, comme ils étaient parvenus à le faire pendant 48 heures en juin dernier, en s’introduisant sur le site militaire.

Nicolas Sarkozy doit se rendre vendredi à Cherbourg pour inaugurer le nouveau sous-marin lanceur d’engin « le Terrible », qui sera justement doté des missiles M51. Il en profitera certainement pour se féliciter du réarmement nucléaire de la France, qui viole pourtant l’article 6 du Traité de Non Prolifération et menace directement le Moyen-Orient ou la Chine, alimentant ainsi l’actuelle course aux armements. Sans doute confirmera-t-il à cette occasion la doctrine Chirac, exprimée en janvier 2006 lors d’un déplacement à la base nucléaire de l’Ile Longue. L’ancien président de la République avait alors déclaré que l’arme nucléaire pourrait être utilisée pour protéger les « approvisionnements stratégiques » de la France dans le monde, c’est-à-dire le pétrole, quitte à bombarder à l’arme nucléaire « une puissance régionale » et sa population. L’OTAN pourrait d’ailleurs servir de cadre à l’expression de cette stratégie : le troisième tir du M51, jeudi ou vendredi, viendra conclure deux semaines d’exercices également fort discrets de l’OTAN au Centre d’Essais des Landes. L’opération NAWAS 2008 portait justement sur l’entraînement des forces de l’OTAN à la guerre au Moyen-Orient et en environnement nucléaire ou bactériologique...

« Le gouvernement de N. Sarkozy développe une arme qui viole le Traité de Non Prolifération et ne peut qu’encourager l’Iran et d’autres pays à reprendre la course aux armes nucléaires pour assurer leur sécurité, s’indigne Xavier Renou, porte-parole du collectif « non au missile M51 ». Et pendant ce temps, les Français sont toujours privés du débat auquel ils ont droit sur l’avenir de l’arme nucléaire et des 15 milliards d’Euros du programme du missile M51. »

Contact : Xavier Renou, porte-parole du collectif « non au missile M51 » : 06 64 18 34 21

Plus d’informations sur la campagne et le collectif : www.nonaumissileM51.org

INCINERATEUR DE FOS-SUR-MER : Marseillais ne nous laissons pas enfumer...

Au soir du premier tour, une cinquantaine de militants anti-incinérateur se sont retrouvés sous les fenêtres de la Mairie de Marseille pour en enfumer les abords.

Nous enfumer, c’est bien ce que nous promet l’incinérateur de traitement des déchets de Marseille, mais en l’installant chez nos voisins, à Fos-sur-Mer. Les Marseillais ne doivent pas s’y tromper, qui ont déjà refusé par le passé, et à deux reprises, l’implantation d’un incinérateur sur le territoire marseillais.

La semaine dernière plusieurs milliers de manifestants se sont retrouvés à Marseille, venus de toute la France pour s’opposer à tous les projets d’incinérateurs.

Cette semaine tous les candidats aux élections de Clermont-Ferrand, y compris la candidate UMP, se sont prononcés d’une seule voix contre le projet d’un incinérateur dans leur ville.

Des centaines de médecins se sont mobilisés pour démontrer les dangers des incinérateurs, même aux normes actuellement en vigueur . L’incinération est une méthode de traitement des déchets dépassée. D’autres solutions (recyclage et méthanisation) existent, écologiquement plus vertueuses et créatrices d’emploi.

A Marseille tous les candidats aux élections sauf un ont évoqué et même acté un moratoire sur l’incinérateur de Fos.
Qu’attend donc Monsieur Gaudin ?
Notre maire actuel va avoir besoin de tous les suffrages dimanche prochain. Pourquoi ne se prononcerait-il pas lui aussi pour un moratoire ?

Quand, dans vingt ans, les taux de cancers auront explosé dans le département des Bouches-du-Rhône, mais que Monsieur Gaudin ne sera plus aux commandes, il ne pourra pas dire qu’il ne savait pas.

Nous continuerons nos enfumages... non toxiques... tant que nous ne serons pas entendus.

Contact Presse : 06 82 45 13 89
Collectifs anti-incinérateurs - Marseille, le 9 mars 2008

La Cité de l’immigration ouvre une nouvelle aile sur les crimes du (néo-)colonialisme

Communiqué de presse - Paris, Cité de l’immigration, le 18.02.3008. 10h30.
Le Musée de l’immigration de la Porte Dorée s’est enrichi ce matin d’une nouvelle aile consacrée aux crimes du colonialisme et du néo-colonialisme. Une vingtaine de militants anticolonialistes occupent le pavillon construit pour l’exposition coloniale de 1931, où ils ont installé une nouvelle exposition ouverte au public, et entièrement consacrée à cette partie occultée de l’histoire de l’immigration.

Au musée de l’immigration, le commerce triangulaire, la mission civilisatrice de la « République coloniale » et son racisme militant, pas plus que les crimes de la décolonisation n’existent. Les guerres coloniales, et leur cortège de massacres oubliés, ont disparu de la mémoire officielle, et les millions de francophones du continent africain ont choisi notre langue par amour des textes de Baudelaire. L’usage systématique de la torture, après ceux de la chicotte et du code noir, les assassinats des grandes figures des luttes de décolonisation, comme ceux de Me Boumendjel, de Medhi Ben Barka, de P. Lumumba, de Félix Moumié, mais aussi de Thomas Sankara, Sylvanus Olympio, des responsables de l’UPC, la complicité de génocide au Rwanda… n’ont jamais eu lieu.

« D’une main, Nicolas Sarkozy instrumentalise la mémoire de la Shoah, et de l’autre, il occulte le passé colonial, et le présent néo-colonial de la France, comme dans son discours de Dakar de juillet dernier, s’indigne Xavier Renou, porte-parole du collectif génocide made in France. Cet angle mort de notre Histoire officielle, que traduit bien les manques de la Cité de l’immigration, rend possible, ici, une politique de plus en plus hostile aux étrangers, chassés jusque dans les cours de maternelles, et là-bas, un soutien sans faille aux dictateurs de la « françafrique », comme au Tchad et ailleurs. »

« Il est temps de faire du Musée de l’immigration le lieu par excellence de la mémoire de cette Histoire occultée, première étape indispensable pour casser la non-« existence » de fait de ces « populations » au sein de la République », conclut Patrick Farbiaz, du comité d’organisation de la semaine anticoloniale.

Les militants anticolonialistes appellent dans le cadre de la deuxième semaine anticoloniale à une marche samedi 23 février contre le Ministère de la Honte, le ministère de l’Identité nationale et de l’Immigration. Départ à 15h00, place Denfert-Rochereau.

Contacts :
Patrick Farbiaz, du comité d’organisation de la semaine anticoloniale, farbiaz[a]aol.com 06 81 07 59 29. www.anticolonial.org
Xavier Renou, porte-parole du collectif « génocide made in France », xrenou2[a]wanadoo.fr 06 64 18 34 21. www.genocidemadeinfrance.com

De l’air sur le Périf !

Dimanche 17 février 2008, 9h30 ... respiration fluide sur le Boulevard Périphérique

Le collectif citoyen « Carré Vert » a bloqué et détourné la circulation du Périphérique. Nous avons installé sur la chaussée un Carré Vert de 200 m², symbole de résistance à l’asphyxie et à la pollution de nos villes par le trafic automobile.


Photos de P-E Weck

Présentant un nouveau partage de l’espace entre les différents modes de déplacement, le Carré Vert est un pont entre Paris et la banlieue, coupées l’une de l’autre par le périphérique.

L’action Carré Vert n’est pas dirigée contre les automobilistes, qui le plus souvent sont les otages et les victimes de politiques de déplacement qui ont trop longtemps négligé les transports collectifs et les circulations douces.

Le collectif citoyen « Carré Vert » publie le Manifeste pour une mobilité soutenable, pour dénoncer les ravages du tout-voiture sur notre santé et notre environnement, et appeler les pouvoirs publics, les élus et la population à un changement profond et rapide vers un nouvel équilibre entre les différents modes de transport urbain.
Nous interpellons les candidats aux élections municipales à Paris et en banlieue, et leur demandons de s’engager à faire de ce changement une priorité de leur prochain mandat s’ils sont élus.

Le Manifeste est soutenu par des associations, des élus et des citoyens.

D'autres infos et le manifeste à signer sur : http://www.carrevert.net

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Vidéo : "Désobéir"

INCINERATEUR : LA DRASS OCCUPEE

7 Février 2008 - Depuis 10 heures ce matin, une vingtaine de militants des collectifs qui s’opposent à l’implantation d’un méga-incinérateur à Fos-sur-Mer, ont investi les locaux de la DRASS, rue Borde, à Marseille.

Les collectifs demandent que leur soient communiquées les données régionales sanitaires, et en particulier celles qui concernent les populations riveraines du futur incinérateur, demande étayée par la remise d’une pétition regroupant plus de 4 000 signatures.

Dès 2005, l’étude d’impact pour cet incinérateur, malgré son indigence, avait déjà présenté des chiffres alarmants, confirmant des taux de mortalité par cancers des bronches et du poumon, ou par accident vasculaire cérébral, largement supérieurs aux moyennes nationales. Depuis, les données n’ont jamais été accessibles, malgré des demandes répétées en particulier de la part d’associations de médecins.

Ces mêmes médecins (plus de 300 d’entre eux dans les Bouches-du-Rhône) sont signataires d’un Appel pour alerter les pouvoirs publics, et constatent avec inquiétude une augmentation des pathologies liées à la pollution, maladies cardio-vasculaires, stérilités, cancers, et déplorent en outre l’absence de registres des cancers et d’études épidémiologiques en PACA.

Même si les incinérateurs nouvelle génération ont été mis aux normes européennes, l’incinération des déchets produit, et continuera à produire, des dioxines (dont les normes sont de faisabilité technique et non sanitaires !), et des centaines de polluants non contrôlés légalement, que l’on retrouve dans les rejets atmosphériques, mais également dans les résidus solides, les mâchefers. Certains de ces polluants comme les produits brômés sont hautement toxiques. Les filtres, ne sont par ailleurs pas en mesure d’arrêter les particules ultrafines qui sont les plus pathogènes et transportent des polluants toxiques cancérigènes.

Les associations évoquent enfin le danger des pollutions croisées et cumulées dans une région où les émissions industrielles sont déjà particulièrement impactantes.

Il y a un an, lors de la signature par la Ville de Marseille du Pacte Ecologique de Nicolas Hulot, Monsieur le Maire de Marseille et Président de la CUMPM, déclarait :

« ..Et s’il apparaissait que l’incinérateur porte atteinte à la santé des gens, je ne le ferais pas…. Et s’il faut vérifier une fois de plus qu’il n’y a pas le moindre risque écologique, nous le ferons » La Provence du 16 février 2007

Et encore « Je m’engage à ce que tout soit fait pour préserver la santé publique des habitants » dépêche AFP du 15 février 2007,

DONT ACTE

COMMUNIQUE DE PRESSE

Les organisations signataires du Front Citoyen de Résistance du Golfe de Fos
Les Collectifs pour des Alternatives à l’Incinérateur

Contact Presse Intérieur : Véronique Dolot 06 15 96 49 95
Contact Presse Extérieur : Isabelle Taitt 06 82 45 13 89

Portes Parole : Daniel Moutet 06 86 55 43 37 (FCRGF), Gérard Casanova 06 11 78 19 07 (FCRGF), Gilles Nalbone 06 50 45 79 30 (Marseillais contre l’Incinérateur)

Mitterrand : vente aux enchères des souvenirs du génocide rwandais

Communiqué de presse - L’impunité totale des complices français du génocide des Tutsi au Rwanda, et d’abord celle de F. Mitterrand et de certains de ses proches, continue de susciter des remous : après le tapis rouge sang d’Hubert Védrine, le 28 novembre dernier, la vente des machettes de F. Mitterrand…

Paris, espace Tajan, 29 janvier 2008, 14 heures.

Cet après-midi, une vingtaine de militants du collectif « génocide made in France » se sont invités à la vente aux enchères des effets personnels de F. Mitterrand, Espace Tajan, pour y apporter des objets oubliés par les organisateurs de la vente. Comme hier à l'Hôtel Drouot, ils ont dressé un stand sur lequel on pouvait admirer :

Plus de 13 ans après, les complices français du génocide rwandais, qu’ils aient appartenu aux cercles des conseillers de F. Mitterrand, de Jacques Chirac ou d’Edouard Balladur, sont toujours protégés des foudres de la justice. Alors que des plaintes contre des militaires français, pour complicité de génocide, font actuellement l’objet d’une instruction judiciaire, ceux qui leur ont donné les ordres, dans la classe politique française, c’est-à-dire ceux qui ont commis cette « faute politique » dont parle B. Kouchner, ne sont toujours pas inquiétés. Au contraire, ils ont bénéficié d’une sorte d’auto absolution avec la conclusion de la mission d’information de Paul Quilès, en 1998. Il est temps de les juger !

« Quelles que soient les intentions des organisateurs de cette vente, et nous ne doutons pas qu’une partie des fonds récoltés ira soulager les rescapés du génocide des Tutsi, on ne peut que s’indigner de la complaisance dont fait encore l’objet un homme, F. Mitterrand, qui s’est pourtant rendu complice du génocide des Tutsi au Rwanda ! déclare Xavier Renou, porte-parole du collectif « génocide made in France ». La perspective de voir des complices du génocide venir acheter des souvenirs de leur mentor, communiant ensemble dans la même impunité, est une offense à la mémoire du million de victimes exterminées par les alliés de la France. Nous demandons que soient jugés les complices français du génocide, dans l’entourage de F. Mitterrand comme dans celui du premier ministre de l’époque, Edouard Balladur. En droit, le crime de génocide est imprescriptible. »

Contact : Xavier Renou, porte-parole du collectif « génocide made in France » :
01 42 70 54 20 ou 06 64 18 34 21

Plus d’informations et les images sur : www.genocidemadeinfrance.com


Genocide Made In France chez Drouot

Vidéo envoyée par DESOBEIR

Voir aussi la video et l'article "La vente des vêtements de Mitterrand interrompue par des machettes" sur Backchich TV

Kouchner au Rwanda : une faute politique !

Communiqué de presse. Paris, le 27 janvier 2008.
Au Rwanda, à propos du génocide des Tutsis de 1994, Bernard Kouchner a reconnu que la France avait « certainement commis une faute politique ». « On ne comprenait pas ce qui se passait », ajouta le ministre, faussement modeste. « Mais il n’y a pas de responsabilité militaire », crût-il bon de préciser.

Pour la première fois, plus de 13 ans après, une part de responsabilité de la France dans le dernier génocide du XXème siècle est officiellement reconnue. Mais…

Il n’y aurait pas de responsabilité militaire ? Le ministre a-t-il oublié de consulter le rapport d’African rights (1), publié dès 1995, celui de la Mission d’information parlementaire, en 1998, consacré aux opérations militaires françaises au Rwanda entre 1990 et 1994, ou encore celui de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme et de Human Rights Watch (2), en 1999 ? Il aurait peut-être dû assister aux audiences de la Commission d’enquête citoyenne, en 2004, et lire le rapport publié la même année... (3)

Cet ensemble très considérable de travaux atteste de façon absolument indiscutable de la participation de l’armée française à la formation de l’armée rwandaise, auteur du génocide. Présente aux côtés des futurs génocidaires dans les années qui précèdent, elle l’est aussi pendant le déroulement de celui-ci, en 1994. Reste à savoir si elle y a « participé » directement. En 2004 on pouvait recueillir à ce sujet le témoignage du général Dallaire, chef de la Minuar, la modeste force d’interposition de l’ONU, présente pendant le génocide. Interviewé par Le Figaro, Dallaire déclarait : « les Français encadraient les unités de l'armée rwandaise comme la garde présidentielle et étaient présents dans les quartiers généraux… ». Au micro de Daniel Mermet, sur France Inter (4), le même Dallaire redira que, des militaires français, « il y en avait plein à l’état-major de l’armée rwandaise », et « en particulier dans la garde présidentielle ». « À quelle date ? » demande Mermet. « Mais tout le long, bien sûr », répondait le général canadien.

« On ne comprenait pas ce qui se passait » ? Ainsi, M. Kouchner, envoyé spécial de F. Mitterrand au Rwanda pendant le génocide, aurait été bien avisé de regarder le journal de 20h00 de France 2 du 24 janvier 1993, soit plus d’un an avant le génocide, qui dénonçait déjà la préparation d’un génocide par les autorités rwandaises, ainsi que le soutien politique et militaire du gouvernement français de l’époque. Incompétence ou intoxication ?

« Une faute politique » ? Mais pourquoi ne pas nommer les fautifs ? Et comment qualifier ceux qui ont décidé au plus haut niveau de financer l’encadrement, la formation et jusqu’à l’armement de l’armée génocidaire rwandaise ? Souvenons-nous de ce « conseil des ministres restreint » du 2 avril 1993, quand Michel Roussin, chargé de la coopération militaire française au Rwanda, obtenait d’Edouard Balladur l’augmentation de ses « moyens » pour fournir toujours plus d’armements à ceux qui préparaient déjà le génocide. Nicolas Sarkozy, alors Ministre du Budget, signait-il les chèques ?

La vraie faute politique de Bernard Kouchner, c’est la dissimulation de la complicité de génocide dont se sont rendues coupables les autorités politiques françaises de l’époque. La reprise des relations diplomatiques entre la France et le Rwanda ne doit pas se faire au détriment de la vérité et de la justice.

Contacts :
Xavier Renou, porte-parole du collectif « génocide made in France » : 06 64 18 34 21 xrenou2 @ wanadoo . fr ; Site : www.genocidemadeinfrance.com
Revue « La Nuit rwandaise » 09 52 73 81 53 contact @ lauitrwandaise . net ;
Site : www.lanuitrwandaise.net

1. Death, Despair and defiance, African Rights, 1995, Londres.
2. Aucun témoin ne doit survivre, éditions Khartala, 1999, Paris.
3. L’horreur qui nous prend au visage, éditions Khartala, 2004, Paris.
4. J’ai serré la main du diable, Là-bas si j’y suis, France Inter, mars 2004.

OGM : Bilan de la mobilisation: Henri Relaxé

Communiqué des faucheurs volontaires - 15 janvier 2008

Ce matin, le mardi 15 Janvier 9h30, une très forte mobilisation. Nous étions 350 sympathisants venant de tout le Grand Ouest et une vingtaine de réprésentants d'associations ou d'organisations politiques à s'être rassemblés devant le Palais de Justice de Nantes pour soutenir Henri et sa famille.
Henri, 15 ans Faucheur Volontaire Nantais était convoqué devant la Juge pour Enfants pour répondre de sa participation à la neutralisation d'une parcelle de maïs Génétiquement Modifié et de son refus de se soumettre au prélèvement d'ADN.
Nous sommes très heureux d'annoncer, que Madame La Juge a requis la relaxe pour les deux chefs d'accusation. Son dossier va maintenant être revu par le Procureur, qui a un délai d'un mois pour valider ou faire appel de la décision du tribunal. Cette décision finale, sera pour le Collectif des Faucheurs Volontaires un excellent test. Nous permettant de voir si l'Etat prend en considération la légitimité de nos actions et une reconnaissance de la justice. En Effet, Me François Roux avocat des Faucheurs Volontaires et de nombreuses organisations a demandé l'amnistie de l'ensemble des "faucheurs volontaires" d'OGM.
Il convient de relativiser, cette relaxe pour Henri est une petite victoire dans la lutte anti-Ogm, nous restons très mobilisés.
En effet, actuellement un projet de loi sur les OGM est en discussion. Nous devons interpeller nos députés et nos sénateurs pour qu'ils nous garantissent la possibilité de produire et de manger sans OGM. Ce qui n'est pas le cas dans le projet de loi actuel !
Aussi, nous devons nous mobiliser très localement. Nous sommes en pleine campagne pour les municipales de Mars 2008. Nos futurs Maires doivent déclarer que leurs communes seront Sans OGM. Nous vous invitons à vous rendre dans les réunions publiques pour demander la transparence sur leurs orientations sur les OGM.
Deux autres points, très importants sur lesquels nous devons rester très mobilisés : c'est la lutte contre les importations de céréales OGM, qui nourrissent nos animaux ! Egalement, sur le fait que toutes les expérimentations sur les OGM se fassent en espace confiné et non en plein champ. Comme cela l'a été pour le maïs Mon 810, pour qui la clause de sauvergarde a été activée.
Nous précisons, que nous ne sommes pas contre la recherche sur les OGM. Mais, celle-ci doit être réalisée avec toutes les précautions requises, c'est à dire en milieu confiné.

Un Fest Noz est organisé le samedi 26 Janvier à la salle des fêtes de Peillac (56) pour soutenir les Faucheurs Volontaires d'OGM.

Sont co-signataires : Comité de soutien aux Faucheurs de Bretagne et de Pithiviers / Collectif des Faucheurs Volontaires / ATTAC44 / LCR44 / Les Alternatif 44 / MDRGF / Greenpeace44 / GAB44 / Humus44 / Scalp.No Pasaram / Les Verts44 / Confédération Paysanne44 / Union Nationale de l'Apiculture Française / Union Nationale des Apiculteurs de la Loire Atlantique / Ligue des Droits de l'Homme / Santé Solidarité / La France en Action.

Contact : Karine Plantier : 06.26.96.17.67
Vous voulez nous aider, vous pouvez nous faire parvenir vos dons au :
Comité breton de soutien aux faucheurs volontaires d'OGM - 2 rue Locmaria – 56 690 NOSTANG (chèques à l'ordre du CSFVO) et mettre au dos « Pour Henry »

Des anonymes décorent ponts et pylones à Rennes

Dans la nuit du samedi 22 au dimanche 23 décembre des militants du collectif d’action Stop Epr / Tht ont réalisé une opération coup de poing sur la rocade de Rennes.

En effet pour informer les citoyens Rennais que la lutte anti EPR et Anti THT est toujours présente en cette fin d’année 2007, des activistes du collectif d’action Stop Epr / Tht ont disposés des banderoles sur des points stratégiques de la rocade rennaise, ponts et pylônes ont été visés. Ces banderoles avaient pour messages « le nucléaire, c’est comme la bougie c’est dépassé » ou encore « Joyeux EPR Noël ».

L’état français et EDF ont décidé de manière non démocratique de construire un troisième réacteur nucléaire (EPR) à Flamanville dans la Manche et une ligne Très Haute Tension (THT) de 400 000 Volts vers l’Ille-et-Vilaine et la Mayenne. Des alternatives sont possibles. EPR THT NON ! Ni ici ni ailleurs !

dimanche 23 décembre 2007 - source

La Police bientôt autorisée à installer des logiciels espions sur les PC

Le gouvernement devrait légaliser les « écoutes » informatiques. Un volet de la loi d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure autoriserait la p